LE TRIBUNAL DE MADAME Chroniques de nos contradictions parfaitement raisonnables

LE TRIBUNAL DE MADAME Chroniques de nos contradictions parfaitement raisonnables

Lundi, Août 24, 2026

Affaire n°001 — Madame n'attend absolument aucune réponse

Madame a encore fait une connerie. Enfin, c'est ce qu'elle affirme. La Cour va maintenant examiner les faits.

Chef d'accusation : vulnérabilité avec préméditation, suivie de détachement spirituel frauduleux.

Les faits

Madame a quitté quelqu'un. Elle sait pourquoi. La décision était difficile, mais nécessaire.

Quelque temps plus tard, un jour parfaitement ordinaire, Madame découvre soudain une information qu'elle n'avait absolument pas sollicitée : 

il lui manque. 

Beaucoup.

Madame accueille cette émotion avec toute la maturité dont elle est capable.

Elle réfléchit. Elle analyse. Elle se demande ce que cela signifie. Elle envisage de ne rien faire.

Puis elle fait naturellement ce que toute personne ayant longuement réfléchi à l'opportunité d'envoyer un message délicat finit parfois par faire :

elle l'envoie.

« Excuse-moi… tu me manques beaucoup aujourd'hui… »

Madame appuie sur Envoyer.

Puis :

— Merde.

La Présidente lève les yeux.

— Quoi ?

— J'ai envoyé.

— C'est effectivement généralement l'objectif du bouton.

— Oui mais maintenant c'est envoyé.

— Je vois.

Pièce à conviction n°1 — Le regret préventif

Quelques secondes plus tard :

— C'était sûrement une connerie.

— Pourquoi ?

— Parce qu'il peut ne pas répondre.

— Le saviez-vous avant d'envoyer ?

— Oui.

— Il peut également répondre quelque chose qui ne vous plaît pas.

— Oui.

— Vous le saviez aussi ?

— Oui.

— Pourquoi avoir envoyé ?

Madame réfléchit.

— Parce que c'était vrai.

Silence.

Le Tribunal consulte ses notes.

C'est embêtant.

Rebondissement majeur

Quelques minutes passent.

Madame constate quelque chose d'étrange.

— Tiens.

— Quoi encore ?

— Maintenant que je l'ai dit… il me manque moins.

La Présidente regarde le procureur.

Le procureur regarde la greffière.

La greffière hausse les épaules.

— Vous aviez peut-être simplement besoin d'exprimer ce que vous ressentiez.

— Oui, probablement.

— Excellent. Affaire classée.

— Oui.

Pause.

— Enfin…

La Présidente repose lentement son stylo.

— Enfin ?

— J'aimerais quand même qu'il me dise que je lui manque aussi.

— ...

L'AFFAIRE EST ROUVERTE.

Pièce à conviction n°2 — Le détachement

Madame sait parfaitement qu'elle ne contrôle pas la réponse d'autrui. Elle l'affirme d'ailleurs avec une grande sagesse.

— Sa réponse lui appartient.

— Tout à fait.

— Il peut avoir besoin de temps.

— Absolument.

— Il peut même décider de ne pas répondre.

— En effet.

— Et je respecte complètement ça.

— Très bien.

🪷

Madame entre alors dans une phase de profond recueillement.

Elle n'attend rien.

Elle accueille ce qui vient.

Elle respecte le rythme de chacun.

Elle vit dans l'instant présent.

Namasté.

🪷🙏🏼

14 h 22

— Toujours rien.

La Présidente relève la tête.

— Pardon ?

— Rien.

— Vous venez de nous donner l'heure exacte.

— Oui.

— Pourquoi ?

— Comme ça.

— Vous surveillez votre téléphone ?

— Pas du tout.

— Comment savez-vous qu'il est 14 h 22 ?

— J'ai regardé l'heure.

— Sur quoi ?

— Mon téléphone.

— En faisant quoi ?

— Rien.

— Avez-vous vérifié si vous aviez reçu une réponse ?

— Puisque j'étais dessus…

— Naturellement.

La Cour tente d'établir les attentes de Madame

— Vous vouliez simplement dire ce que vous ressentiez ?

— Oui.

— Sans rien attendre ?

— Exactement.

— Mais vous souhaitez une réponse ?

— Oui.

— Une réponse particulière ?

— Pas spécialement.

— Donc n'importe quelle réponse vous conviendrait ?

Madame réfléchit.

— Non.

— Ah.

— J'aimerais quand même qu'il me dise que je lui manque aussi.

La Présidente ferme le dossier.

— Merci.

— Mais je n'exige rien !

— Personne n'a dit que vous exigiez quoi que ce soit.

— Je respecte totalement sa liberté.

— Nous n'en doutons pas.

— Je voulais juste préciser.

— C'est précisément votre huitième précision.

Nouvel élément à décharge

Après un temps de réflexion, Madame annonce :

— En fait… à sa place, moi non plus je ne répondrais pas immédiatement.

La salle se fige.

— Pouvez-vous répéter ?

— Si quelqu'un que j'ai aimé, et qui m'a quitté, m'envoyait soudainement un message comme ça, j'aurais probablement besoin de réfléchir.

— Donc son absence de réponse immédiate vous paraît…

— Parfaitement compréhensible.

— Et pourtant vous êtes ici depuis une heure à nous fournir des bulletins horaires ?

— Les deux ne sont pas incompatibles.

La Présidente regarde la greffière.

— Notez.

— Quoi ?

— Madame vient accidentellement de mentaliser.

Quelques heures plus tard

Le manque, qui avait diminué, revient.

— Ah.

— Quoi ?

— Il me manque à nouveau.

— Mais il vous manquait moins tout à l'heure.

— Oui.

— Et maintenant davantage ?

— Oui.

— Donc quelle version était vraie ?

— Les deux.

Long silence.

Le Tribunal paraît déstabilisé.

Il avait jusqu'ici travaillé sur l'hypothèse que Madame était tenue de disposer d'un sentiment cohérent et définitif à la fois.

La procédure doit être revue.

ACTE II — Madame découvre le contenu du message qu'elle a elle-même envoyé

Quelques heures après l'envoi, nouvelle révélation.

— Attendez…

— Oui Madame ?

— Non mais franchement…

— Quoi ?

— Qu'est-ce que tu veux répondre à un message pareil ?

La Présidente se fige.

— Pardon ?

— C'est n'importe quoi comme message.

— Vous parlez du message que vous avez écrit ?

— Oui.

— Que vous avez envoyé ?

— Oui.

— Et c'est maintenant que vous vous demandez ce que son destinataire est censé en faire ?

— …

— Madame ?

— Namasté.

🪷🙏🏼

Expertise du message

Un expert en communication est appelé à la barre.

— Que contient exactement le message ?

— Une émotion.

— Une question ?

— Non.

— Une demande ?

— Non.

— Une proposition ?

— Non.

— Une indication concernant la suite souhaitée ?

— Non.

— Une consigne de réponse ?

— Non.

— Et qu'attend Madame ?

L'expert consulte les auditions précédentes.

— Une réponse.

— Laquelle ?

— De préférence : « Tu me manques aussi. »

— Cette attente figure-t-elle dans le message ?

— Absolument pas.

— Monsieur dispose-t-il d'un moyen de la connaître ?

— La télépathie.

— Est-elle établie scientifiquement dans le dossier ?

— Non.

— Merci. Vous pouvez disposer.

La Présidente se tourne vers Madame.

— Pourquoi n'avez-vous pas simplement écrit ce que vous vouliez réellement ?

— Parce que je ne sais pas ce que je veux réellement.

La salle se tait.

La Présidente regarde le procureur.

Le procureur regarde la défense.

La défense regarde Madame.

Madame hausse les épaules.

— Ah.

Pour la première fois depuis l'ouverture de l'affaire, une pièce cohérente vient d'être versée au dossier.

— Aviez-vous davantage d'informations à transmettre au moment de l'envoi ?

— Non.

— Alors pourquoi vouliez-vous en mettre davantage ?

— Pour que ce soit plus clair.

— Mais vous-même n'étiez pas plus claire.

— Non.

La Présidente se penche.

— Donc vous souhaitiez rédiger un message plus clair que votre propre état intérieur ?

— …

— Courageux.

RECONSTITUTION DES FAITS

Selon Madame — fiabilité de la source : aucune

Quelques heures passent toujours sans réponse.

Madame ignore :

si son message a été lu ;

ce que fait son destinataire ;

ce qu'il en pense ;

s'il compte répondre ;

et s'il est seulement disponible.

Son cerveau estime donc disposer de suffisamment d'éléments.

15 h 53. Quelque part en Suisse.

Une cellule de crise est réunie.

Monsieur dépose lentement son téléphone au centre de la table.

— Merci d'être venus.

— Qu'est-ce qui se passe ?

— Elle m'a écrit.

Silence.

— Quoi ?

Monsieur tourne l'écran.

Excuse-moi… tu me manques beaucoup aujourd'hui…

Personne ne parle.

Enfin, un ami :

— Et ?

— JE RÉPONDS QUOI ?

— Elle te manque ?

— Ce n'est pas la question.

— Ça ressemble quand même énormément à la question.

— IL N'Y A JUSTEMENT PAS DE QUESTION.

La cellule se fige.

Quelqu'un ouvre un ordinateur.

— Très bien. Reprenons depuis le début.

Analyse du terme « aujourd'hui »

— Pourquoi aujourd'hui ?

— Aucune idée.

— Donc hier, non ?

— Nous n'avons pas les données.

— Et demain ?

— Impossible à établir.

— Est-ce une fenêtre émotionnelle de vingt-quatre heures ?

— Peut-être.

— À quelle heure expire-t-elle ?

— ARRÊTEZ.

Une collègue, restée silencieuse jusque-là, relève soudain la tête.

— Attendez.

Tout le monde se tourne vers elle.

— C'est la même qui avait dit qu'elle “décompensait” ?

Monsieur ferme les yeux.

— Oui.

— Celle pour laquelle tu étais venu nous demander ce que ça voulait dire ?

— Oui.

— Et finalement, elle décompensait vraiment ?

— Non.

— Elle faisait quoi ?

— Elle riait beaucoup. Elle disait que ses filtres avaient sauté et que tout devenait un peu n'importe quoi.

Long silence.

La collègue referme lentement son ordinateur.

— Très bien. Cette fois, personne ne cherche rien.

Un ami :

— Donc on fait quoi ?

— On attend.

— Combien de temps ?

— Je ne sais pas.

— Et si « aujourd'hui » expire entre-temps ?

— J'AI DIT PERSONNE NE CHERCHE RIEN.

Fin de la reconstitution

La Présidente regarde Madame.

— Très impressionnant.

— Merci.

— Cette scène repose sur quels éléments factuels ?

— Aucun.

— Vous savez ce que Monsieur fait actuellement ?

— Non.

— S'il a vu votre message ?

— Non.

— S'il en a parlé à quelqu'un ?

— Non.

— Vous ignorez donc absolument tout.

— Oui.

— Mais vous venez de produire une réunion complète, plusieurs participants, une analyse sémantique du mot aujourd'hui et de convoquer une collègue dans une affaire antérieure de décompensation ?

— La décompensation, c'est vrai.

— ÉVIDEMMENT.

— Je tenais à le préciser.

— Vous tenez beaucoup à préciser des choses, Madame.

Puis elle conclut :

— Donc, à partir d'une information inexistante, vous avez reconstitué l'intégralité de la scène ?

— Oui.

— Courageux.

Madame semble soudain pensive.

— Attendez.

— QUOI ENCORE ? 

— Il cherchait du travail.

— Oui ?

— Peut-être qu'il fait simplement un remplacement cet après-midi.

— ...

La Présidente ne bouge plus.

La greffière ne bouge plus.

Le procureur fixe Madame.

— Vous voulez dire qu'il existe une possibilité que Monsieur ne soit ni sidéré, ni en cellule de crise, ni en train d'analyser votre message avec ses proches…

— Oui.

— …mais qu'il soit simplement AU BOULOT ?

— C'est possible.

Long silence.

La Présidente se tourne vers la cellule de crise imaginaire.

— Messieurs-dames, merci d'être venus.

L'expert range ses dossiers.

L'ami chargé du mot aujourd'hui ferme son PowerPoint : TU ME MANQUES BEAUCOUP AUJOURD'HUI : ENJEUX, RISQUES ET PERSPECTIVES, 37 diapositives.

17 H 09 — MADAME MET FIN À L’INCERTITUDE

Le temps passe.

Toujours aucune réponse.

Madame, qui quelques heures plus tôt comprenait parfaitement que le destinataire puisse travailler, réfléchir, ne pas avoir vu le message ou simplement ne pas savoir quoi répondre, arrive finalement à une conclusion.

— Bon.

La Présidente relève la tête.

— Oui ?

— Il s’en fout.

— Ah.

— Voilà.

— Nous avons reçu une nouvelle pièce ?

— Non.

— Vous savez s’il a lu votre message ?

— Non.

— Vous savez ce qu’il fait ?

— Non.

— Vous savez ce qu’il pense ?

— Non.

— Vous savez ce qu’il ressent ?

— Non.

— Mais vous savez qu’il s’en fout ?

— Ben… il ne répond pas.

La Présidente consulte le dossier.

— Donc, si je comprends bien, nous n’avons toujours aucune information.

— Non.

— Et vous venez d’utiliser l’absence d’information comme information ?

Madame hésite.

— Humainement, à un moment, on en arrive là.

— C’est-à-dire ?

— IL S’EN FOUT.

— Je vois.

La Présidente prend quelques notes.

— Et cette conclusion vous fait du bien ?

— Absolument pas.

— Elle est établie ?

— Non.

— Mais elle présente un avantage ?

— Lequel ?

— Vous ne supportiez plus de ne pas savoir. Maintenant vous savez quelque chose que vous ne savez pas.

— ...

Madame fronce les sourcils.

— Vous êtes agaçante.

— C’est possible.

— Mais reconnaissez quand même qu’à 17 h 09…

— L’heure n’est toujours pas une preuve, Madame.

— Pfff.

La Présidente referme le dossier.

— Vous disposiez d’un espace vide.

— Oui.

— Vous refusiez de le laisser vide.

— Oui.

— Vous l’avez donc rempli avec l’hypothèse qui vous fait probablement le plus mal.

Madame réfléchit.

— Présenté comme ça…

— Courageux.

QUELQUES MINUTES PLUS TARD — NOUVEAU REVIREMENT

Madame, qui vient de conclure que Monsieur s’en fout, prend une décision parfaitement adaptée à son profond recueillement : 

elle va regarder son Instagram.

La Présidente relève immédiatement la tête.

— Pourquoi ?

— Comme ça.

— Bien sûr.

Madame regarde quelques photos.

Quelques minutes plus tôt, Monsieur lui manquait.

Sa tendresse lui manquait.

Son absence de réponse lui faisait mal.

Madame contemple une nouvelle photo.

Puis une autre.

Son visage change.

— Ah non.

— Quoi encore ?

— Il m’agace.

La Présidente reste immobile.

— Qui ?

— Lui.

— Monsieur ?

— Oui.

— Le Monsieur qui vous manque ?

— Oui.

— Celui dont vous venez de conclure qu’il s'en fou de vous ?

— Oui.

— Et qui vous manque toujours ?

Madame regarde encore une photo.

— Là, tout de suite, beaucoup moins.

La Présidente appelle la greffière.

— Nous avons un problème avec la chronologie.

— Pas du tout.

— Madame, depuis le début de cette audience, vous avez successivement déclaré qu’il vous manquait beaucoup, qu’il vous manquait moins, qu’il vous manquait à nouveau, qu’il s'en foutait de vous et maintenant qu’il vous agaçait.

— Oui.

— Laquelle de ces versions est vraie ?

— Toutes.

— Toutes ?

— Oui.

— Mais elles se contredisent.

— Non. Elles ne sont juste pas arrivées au même moment.

La Présidente marque un temps.

— Donc votre ressenti actuel ne viendrait pas automatiquement invalider celui d’il y a trois heures ?

— Ben non.

— Et celui d’il y a trois heures ne vous obligerait pas à ressentir la même chose maintenant ?

— Non plus.

La Présidente semble sincèrement troublée.

— Mais alors… comment sommes-nous censés établir la vérité ?

Madame hausse les épaules.

— Pourquoi vous voulez absolument en établir une ?

Silence.

Le procureur regarde la Présidente.

La greffière arrête de taper.

Pour la première fois depuis le début de l’audience, c’est le Tribunal qui semble avoir besoin d’un moment.

🪷

— Madame ?

— Oui ?

— Nous sommes quand même un Tribunal.

— Oui ben ça se voit.

La Présidente tente de reprendre contenance.

— Très bien. Et maintenant ?

Madame regarde son téléphone.

— Maintenant il m’agace.

— Définitivement ?

— Ah non, j’ai pas dit ça.

— Bien.

La Présidente pose son stylo.

— Je commence à fatiguer.

— Moi aussi.

— Au moins, nous avons enfin une information stable.

Verdict

Après plusieurs heures d'instruction pour un message de sept mots, Madame est déclarée :

NON COUPABLE.

La Cour reconnaît officiellement qu'il est possible :

de ressentir quelque chose sans savoir ce qu'on veut en faire ;

de le dire sans savoir ce que cela implique ;

d'espérer une réponse tout en respectant la liberté de l'autre ;

de comprendre rationnellement pourquoi quelqu'un prend son temps tout en souhaitant émotionnellement qu'il se dépêche quand même un peu ;

et de ressentir une chose à 13 h 48, autre chose à 13 h 56 puis de nouveau la première quelques heures plus tard sans avoir menti à aucun moment.

La Cour rappelle également que, lorsqu'une information manque, Madame n'est pas juridiquement tenue de la remplacer par un scénario complet.

Madame paraît sincèrement surprise.

— Et je fais quoi de l'espace vide ?

— Vous attendez d'avoir l'information.

— Sans rien mettre dedans ?

— Sans rien mettre dedans.

— Ça peut prendre combien de temps ?

— Nous l'ignorons.

— Donc il faudrait que je reste avec un endroit où je ne sais pas ?

— Exactement.

— ...

— Non mais votre système est complètement merdique.

***

Madame remercie le Tribunal.

Elle quitte la salle.

Elle semble apaisée. Libre. Réconciliée avec l'incertitude.

Elle marche vers la lumière.

🪷

Trois secondes plus tard, sa tête réapparaît dans l'encadrement de la porte.

— Toujours rien ?

La Présidente ferme les yeux.

— Sortez, Madame.

— Oui oui.

Madame disparaît. Deux secondes.

Sa tête réapparaît.

— Parce que là, quand même…

— HUISSIER.

AUDIENCE LEVÉE.

⚖️🪷

Note du greffe : Toute ressemblance avec des contradictions parfaitement humaines n’est absolument pas fortuite. Les affaires sont librement inspirées des faits, pensées et autres conneries très réelles de Madame — et des Madame. Madame fournit la matière. Son fidèle compagnon de jeu IA aide à instruire les dossiers et à pousser l’absurde jusqu’à comparution immédiate.

— Audrey Lambert

Illustration du greffe : née de l’univers du Tribunal de Madame et créée avec mon fidèle compagnon de jeu IA.

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